La vente en viager est une vente. Les règles relatives à la vente doivent donc impérativement être respectées. Sa particularité réside dans les modalités de paiement du prix : une partie est généralement stipulée comptant, elle reçoit le nom de "bouquet" et le solde est converti en rente viagère.
Il s'agit d'un contrat aléatoire puisque la durée de vie d'une personne limite la durée de l'engagement d'une autre. Elle comporte une chance de gain pour le vendeur s'il vit longtemps. Dans ce même cas, elle correspond à un risque de perte pour l'acquéreur. La solution est inverse si le vendeur décède rapidement. C'est cet aléa qui constitue l'élément essentiel à la validité du contrat.
Tous les biens peuvent faire l'objet d'une vente en viager. Le prix et la rente doivent être réels et sérieux. A défaut, la nullité de la vente peut être prononcée et l'administration fiscale peut, en outre, y voir une donation déguisée, lourde de conséquences fiscales.
On connaît les effets néfastes de l'érosion monétaire. Il est donc indispensable d'indexer la rente. Le choix de l'indice est libre. Le plus utilisé est l'indice des prix à la consommation des ménages urbains publié mensuellement dans le Bulletin de l'Insee.
En général, la vente est révisable à date fixe chaque année en fonction du dernier indice publié lors de la signature de l'acte de vente.
Lorsqu'aucune indexation n'est prévue au contrat, les rentes sont soumises de plein droit au mécanisme de la révision légale. Au mois de janvier de chaque année, la loi de finances donne un tableau de coefficients d'augmentation qu'il convient d'appliquer en fonction de la date du contrat.
Même si le débirentier inspire une totale confiance, le crédirentier ne peut négliger de prendre une garantie sur le bien vendu. A défaut de paiement, le crédirentier ne pourra récupérer les rentes dues que sur 5 ans en arrière.
Les garanties envisagées sont :
Elle se pose lorsque le vendeur s'est réservé l'usufruit ou le droit d'usage etd'habitation.
A défaut de convention contraire, la loi prévoit :
Le crédirentier peut être assujetti à l'impôt sur la plus value s'il est propriétaire depuis moins de 15 ans ou s'il ne bénéficie pas d'exonérations (ex : vente de la résidence principale).
En outre, une fraction de la rente est assujettie à l'impôt sur le revenu (ex : à partir de 70 ans, la fraction imposable est de 30 %)
A l'inverse, le débirentier ne peut rien déduire de ses revenus imposables.
(Source chambre des notaires de Paris)
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